day after day
 Accueil 
 

Accueil

Mon point de vue : Ici, les paysages se passent de figures humaines et les portraits se passent de paysages. Ici, il n’y a ni vues d’ensemble, ni échelles, ni mises en scène, ni généralités. Ici il n’y a pas d’objet car tout est en mouvement, il n’y a pas de certitude non plus. Les édifices et leurs façades, les couloirs et leurs portes, les halls et leurs coulisses, tout élément d’urbanité est détourné de sa fixité, de sa neutralité fonctionnelle. Les visages se fractionnent, les têtes se tournent, les mains sont levées, signalant qu’il se passe quelque chose à l’intérieur, qu’il va se passer quelque chose. Les autoportraits nous disent que nous ne sommes pas qu’un présent, et que nous portons parfois les pansements, les baillons d’un hier ou les déguisements d’une fête terminée. Le photographe capte le transitoire, l’éphémère, le constant soumis au passage du temps, l’instable en quête d’équilibre, il effectue des rapprochements, des superpositions, ici rien n’est acquis d’emblée. Il n’y a pas d’objet dans l’univers de Cyril Berthault -Jacquier car son sujet est d’ordre intime : il confine à l’émotion. 

 Mathilde Roux. Septembre 07.

 
 
 
fr | en | es
 
 
Recommander
cyril berthault-jacquier
 
© day after day - 2004-2008 - Vous êtes le 12972e visiteur - 4 pages vues aujourd'hui - Mise à jour le 20/05/2008 18:22:52
Powered by JePose.com - Création et hébergement de site web : le Self du Net
Console d'admin.
Mentions legales